106 opitz v. wrzesnewskyj  Rothstein and Moldaver JJ. [2012] 3 S.C.R. members of the public present to vote. If there is a reasonable concern about whether a person is entitled to vote, any polling official, candidate or candidate’s representative can ask that the person take an oath before voting (s. 144). fonctionnaires électoraux, des candidats ou leurs représentants et des membres du public venus pour voter. En cas de doute raisonnable sur le droit de voter d’une personne, tout fonctionnaire du scrutin, candidat ou représentant d’un candidat peut lui demander de prêter serment avant de voter (art. 144). [69]  In recognizing that mistakes are inevitable, this Court does not condone any relaxation of training and procedures. The Commissioner of Canada Elections appointed by the CEO has an obligation to ensure, as far as reasonably possible, that procedures are followed (s. 509). Failure to live up to this mandate would shake the public’s confidence in the election system as a whole and render it vulnerable to abuse and manipulation. [69]  Si elle admet que des erreurs sont inévitables, la Cour ne cautionne aucun relâchement dans la formation du personnel électoral et le respect des procédures. Le commissaire aux élections fédérales nommé par le DGÉ est tenu de veiller au respect des procédures dans la mesure du possible (art. 509). L’omission de s’acquitter de ce mandat ébranlerait la confiance du public envers le système électoral dans son ensemble et le rendrait vulnérable aux abus et aux manipulations.  [70]  The Commissioner of Canada Elections is responsible for compliance with and enforcement of the Act (s. 509). The Chief Electoral Officer may refer any matter for investigation to the Commissioner, and, with respect to specific offences, may direct the Commissioner to “make any inquiry that appears to be called for in the circumstances”, and the Commissioner shall do so (s. 510). Following an inquiry, the Commissioner may refer the matter to the Director of Public Prosecutions, who will decide whether to prosecute the offence (s. 511). Alternatively, the Commissioner may enter into an agreement with the offender aimed at providing for compliance with the Act (s. 517). Overturning an election is but one of several consequences that may flow from the failure of election officers to follow rules. A declaration that an election is annulled may be considered the ultimate public consequence of violating provisions of the Act, and accordingly should be reserved for serious cases.  [70]  Le commissaire aux élections fédérales est responsable de l’observation et de l’application de la Loi (art. 509). Le DGÉ peut lui renvoyer toute affaire pour enquête et lui ordonner de « faire enquête » sur des infractions précises, et le commissaire procède à l’enquête (art. 510). Après avoir fait enquête, le commissaire peut renvoyer l’affaire au directeur des poursuites pénales, qui décidera s’il y a lieu de poursuivre l’auteur de l’infraction (art. 511). Le commissaire peut aussi conclure avec l’auteur de l’infraction une transaction visant à faire respecter la Loi (art. 517). L’annulation d’une élection n’est que l’une de plusieurs conséquences pouvant découler de l’inobservation des règles par des fonctionnaires électoraux. L’annulation d’une élection peut être considérée comme la conséquence la plus grave pour le public d’une violation de la Loi; elle devrait donc être réservée aux cas graves.  D. Should an Election Be Annulled? The “Magic Number” Test D. L’élection doit-elle être annulée? Le critère du « nombre magique » [71]  To date, the only approach taken by Canadian courts in assessing contested election applications has been the “magic number” test referred to in O’Brien (p. 93). On this test, the election must be annulled if the rejected votes are equal to or outnumber the winner’s plurality (Blanchard, at p. 320). [71]  Jusqu’à maintenant, les tribunaux ont utilisé exclusivement le critère du « nombre magique » énoncé dans O’Brien (p. 93) pour trancher les requêtes en contestation d’élection. Selon ce critère, il faut annuler l’élection si le nombre de votes rejetés égale ou dépasse la majorité du vainqueur (Blanchard, p. 320).

Select target paragraph3