En effet, en raison du nombre de scrutins que connaît le pays, de la quantité d’électeurs inscrits et de la diversité des juridictions intervenant dans le processus, il n’était pas possible de passer en revue toutes les décisions rendues par ces dernières. Il a donc fallu mettre au point une méthodologie au terme de laquelle un certain nombre de choix ont été opérés. Ainsi, cet ouvrage a été conçu en trois parties. Il traite du contentieux électoral de 2006, de 2011 et de 2018. Chacun de ces trois cycles électoraux fait l’objet d’un titre. Les contentieux de 2006 et de 2011 ont, il est vrai, déjà fait l’objet de publication. Cependant, il a été jugé important, pour donner une idée de l’évolution de la jurisprudence électorale congolaise, de présenter, dans un seul volume, une récapitulation de certaines décisions emblématiques de la trajectoire de la justice congolaise en matière électorale de 2006 à 2018. Le lecteur aura ainsi le loisir, sur certaines questions juridiques, de se rendre compte de l’évolution de la jurisprudence. L’ouvrage s’en tient à trois types d’élections : la présidentielle, les législatives et les provinciales. Mais en fonction des cycles électoraux et de la difficulté d’obtenir certaines décisions, les trois parties de l’ouvrage ne sont pas équilibrées ni quantitativement, ni qualitativement. Certaines élections, comme les provinciales et les sénatoriales par exemple, n’ayant pas eu lieu en 2011, il n’était pas possible d’en tenir compte. De même, comme cela a déjà été dit, certaines décisions n’étant pas rendues au moment de la conception de l’ouvrage, il s’est avéré impossible de les recenser. De ce fait, le cycle de 2018 n’a pas eu l’épaisseur attendue et souhaitée. Pour chaque type d’élection, deux grands contentieux ont été retenus : celui des candidatures et celui des résultats. Le contentieux électoral soulève, c’est connu et tout le monde en convient, un nombre infini de problèmes juridiques dont le juge est saisi à chaque étape de la procédure, notamment au moment de l’enrôlement des électeurs, de la déclaration de candidature, de la campagne électorale, du déroulement du vote et de la proclamation des résultats. Ainsi, le choix a porté sur les problèmes posés aux deux bouts du processus électoral, et qui font le plus souvent l’objet de recours devant le juge. Les décisions retenues sont, en général, celles qui ont acquis un caractère définitif. Il s’agit ainsi, soit de décisions rendues par des juridictions statuant en dernier ressort, soit de décisions qui ne sont plus susceptibles d’appel. La raison de ce choix est que ce sont les décisions qui font partie du droit positif du fait qu’elles sont devenues incontestables. Les juridictions dont les décisions ont été recensées sont donc la Cour suprême de justice, la Cour constitutionnelle, le Conseil d’Etat et les Cours administratives d’appel. L’impact attendu de cet ouvrage est triple. D’abord, le vœu de ses initiateurs est qu’il puisse servir de recueil de jurisprudence. Il s’agit d’un d’instrument indispensable pour récapituler les décisions rendues dans un domaine aussi sensible et important que les élections. Ce recueil ayant été produit en 2006 et en 2011, il est normal qu’il en soit de même en 2018. Ensuite, il devrait servir d’instrument d’analyse de la jurisprudence congolaise en matière électorale. Tous les acteurs, à commencer par 12

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