CONCLUSION
Depuis l’ouverture de la transition démocratique dans certains pays, les élections
s’y présentent sous une forme ambivalente. Les États concernés ont à présent
adhéré à l’idée selon laquelle elles restent
le fondement de la légitimité démocratique
et constituent une voie de passage obligée. Mais, dans le même temps, leur organisation est souvent à l’origine de crises,
de tensions et de conflits.
Pour entrer définitivement dans le
concert des nations démocratiques, ces
pays doivent rendre aux élections leur
fonction originelle. C’est en effet afin d’éviter le recours à la force pour accéder au
pouvoir que des élections sont organisées.
La maîtrise du processus électoral est
donc indispensable afin de ne pas aboutir
à des résultats contre-productifs.
Même dans les pays développés, les
élections débouchent parfois sur un
contentieux. Cependant, leur règlement y
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est pacifique. La meilleure approche, de ce
point de vue, semble être une perspective
large prenant en compte toute la complexité du contentieux électoral. Il s’agit alors
de décomposer le contentieux électoral
en ses trois phases qu’appelle son traitement : la prévention, la gestion et le règlement.
À chacune de ces phases se posent des
problèmes spécifiques qu’il faut traiter en
tenant compte de leurs caractéristiques.
Il est non seulement difficile de distinguer
ces différentes phases, mais, en outre, les
questions soulevées sont en même temps
techniques, juridiques et politiques.
De ce fait, il convient de privilégier
une approche inclusive pour prévenir les
conflits, la transparence dans l’organisation
des opérations électorales et le respect de
la volonté de l’électeur dans la proclamation des résultats.