II. LA GESTION DU CONTENTIEUX Si la phase préélectorale exige une approche inclusive pour bâtir un consensus, afin d’anticiper le contentieux et de prévenir les conflits, celle relative à l’organisation des opérations électorales, au déroulement de la campagne électorale et au scrutin nécessite fondamentalement de la transparence. au bon déroulement de la campagne électorale et du vote et, dans un troisième temps, de confier la gestion de ce contentieux à des juridictions capables de le traiter avec célérité, afin que les élections continuent de se dérouler normalement. Il s’agit en effet d’une phase délicate qui implique non seulement la prise d’un certain nombre d’actes juridiques pour mettre en œuvre les mesures légales et réglementaires, mais aussi la conduite de plusieurs opérations matérielles, comme la mise en place des commissions, la réunion du matériel de vote, la mise en place des bureaux de vote, etc. Ainsi, même si en amont les dispositions sont prises pour éviter des dysfonctionnements, dès la campagne électorale, et encore plus le jour du scrutin, des contestations apparaîtront inévitablement. Pour les gérer, il importe de mettre l’accent sur la transparence, afin que ces contestations ne dégénèrent pas en crise ou en conflit violent. Ces contestations concernent pour l’essentiel le rôle des OGE, le déroulement de la campagne électorale et le vote. A. LA RATIONALISATION DE L’INTERVENTION DES OGE Pour parvenir à une gestion maîtrisée de cette phase de l’élection, il est important de commencer tout d’abord par une rationalisation du cadre de l’intervention des OGE. Il s’agit, dans un deuxième temps, de veiller Pendant longtemps, le choix de l’organe chargé d’organiser les élections a fait débat dans les régimes en transition démocratique ou en sortie de crise. Aujourd’hui, un accord semble être fait sur la nécessité de confier cette responsabilité à un organe neutre et extérieur à l’administration centrale. C’est ainsi que sont nées les Commissions électorales nationales autonomes (CENA) ou Commissions Électorales nationales indépendantes (CENI). Cependant, le rôle et la place de ces organes de gestion des élections ne sont pas toujours entendus de la même façon par tous les acteurs politiques. Pour leur permettre de remplir efficacement leurs fonctions, trois mesures au moins s’imposent. Il s’agit d’identifier clairement la nature de ces organes, de déterminer leur composition en fonction de la mission qui leur est assignée, mais aussi de spécifier leurs attributions par rapport à celles 19

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