de vote sont des droits fondamentaux de
la personne. Ils concernent ainsi plus le
citoyen que les candidats.
Les sources du droit électoral sont en effet
nombreuses et variées. Certaines sont
d’ordre interne, d’autres sont externes.
Le caractère fondamental du droit de
vote justifie qu’il fasse l’objet d’un régime
contentieux particulier parmi les droits de
l’Homme. Lorsque le citoyen en est privé,
son recours doit être facilité pour que ce
droit soit réellement considéré comme
effectivement justiciable. L’organisation
judiciaire doit alors confier le contentieux
de l’élection sur les listes électorales,
comme l’ensemble des actes préparatoires
des élections, à la juridiction la plus proche
possible des citoyens, tels les tribunaux de
première instance, pour leur permettre de
faire valoir leurs droits.
Parmi les sources internes, on pourrait
citer : la Constitution, le code électoral
dans ses parties législative et réglementaire, ainsi que la jurisprudence.
À cela, il y a au moins deux raisons. La
première est que ce sont des juridictions
généralement compétentes en matière de
détermination du statut des personnes et
qu’elles sont mieux outillées que celles
qui ont une compétence dans d’autres
matières. La seconde est que le délai étant
généralement court, la saisine d’une juridiction de proximité est plus facile que celle
d’une juridiction siégeant à la capitale, qui
risque de retarder l’intervention d’une décision devant être rapide pour le requérant.
Les actes préparatoires doivent donc, dans
l’ensemble, être soumis à la compétence
de la juridiction la plus proche.
C. L’HARMONISATION DU CADRE
NORMATIF
Une autre source de contestations préalables à l’organisation matérielle des élections porte souvent sur le droit applicable.
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Les sources externes comprennent : les
conventions internationales universelles
et régionales, mais aussi les décisions
rendues par les juridictions internationales.
À ces sources classiques viennent
s’ajouter, de plus en plus, dans les pays
en sortie de crise, les accords politiques,
qui constituent une nouvelle catégorie qui
fait débat.
Cette multiplicité des règles applicables
à la matière électorale crée une confusion dont certains acteurs profitent pour
porter des contestations sur lesquelles il
est difficile de statuer. En effet, derrière
leur caractère apparemment juridique, se
cache parfois une volonté de perturber le
déroulement normal des élections.
Il est important, pour prévenir ces contestations qui peuvent déboucher sur une
crise, d’envisager au moins trois mesures.
La première est de satisfaire un besoin
d’une définition claire des règles applicables en cas de litige ; la deuxième
consiste à en avoir une lecture commune ;
la troisième est relative à la détermination
d’un organe compétent pour interpréter les
dispositions litigieuses.